Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 20:16

 

bébé endormi

 

 

Je viens de loin, si loin que vous ne pouvez imaginer. J'ai fais tant de chemin, évité tant d'obstacles, traversé tant d'orages, survécu à tant de naufrages, déjoué tant d'oracles pour vivre mes lendemains !

Je viens de loin ; je suis ce que vous avez été un jour, si lointain que vous l'avez enseveli au plus profond de vous. N'oubliez pas : je suis humain. Petit, maladroit, désarmé, mais ... bien plus humain que vous ne me le laissez percevoir. Vous vous récriez : ce que je dis, vous le savez, en conséquence vous agissez  !

 

Alors pourquoi, je ne comprends pas, expliquez moi ...

... pourquoi m'arracher à celle que je viens de quitter, à celle que je viens de retrouver, ... pourquoi m'emmener loin de son corps, terre nourricière et chaleureuse, source de vie, source de ma vie,

... pourquoi ces lumières qui me déchirent, ... pourquoi ces bruits qui me lacèrent, ... pourquoi ces mots au fer rouge, ... pourquoi ces mains dures qui me triturent,

... pourquoi ces choses qui m'étouffent, me suffoquent, me torturent, qui se fraient un chemin inexorablement dans ma chair si neuve, si vierge de souffrance, ... pourquoi cet acharnement sans nom, sans mots qui m'expliquent ...

Vous ne savez pas. VOUS NE SAVEZ PAS ...

... que je ne connais pas le temps,

... que chaque seconde de souffrance dure pour moi l'éternité

... que mes sensations sont encore immatures : avoir mal à un endroit, c'est être mal partout,

... que quand je pleure, j'appelle au secours, et que la non réponse est négation de ma personne, de mes besoins, qui provoque une explosion d'angoisse anéantissante, d'autant plus si cela se répète,

... que ma mère est mon air, mon eau, ma vie ; me séparer d'elle, c'est une éternité de désert et de souffrance, une perte que je sens irrémédiable et sans fin,

... qu'être contenu EST LA VIE ; depuis le commencement, je suis en un lieu clos, obscur, chaud qui me contient ; être nu, avoir les jambes, les bras, la tête non soutenus me jette dans une détresse vitale, profonde.

 

Puisse ma voix vous atteindre, mes mots vous toucher ... 

 

Puissiez vous enfin être doux, compréhensif, salvateurs avec moi ... 

 

Puissiez vous vous souvenir de ces émotions si puissantes, quand tout était neuf : des sensations d'impuissance anéantissante quand tout dépendait d'autrui, de l'amour qui vous épanouissait comme une fleur au matin, de la joie comme une irruption sauvage et vivifiante, de la détresse comme de l'effondrement brutal du monde, du bien être comme d'une après midi au soleil, langoureuse, tiède, sucrée et parfumée comme une confiture de fraise, de la douleur comme d'une vague dévastatrice éparpillant mon être aux confins de l'univers.

 

 

PUISSIEZ VOUS VOUS SOUVENIR, ET AGIR ! ! !

MERCI

 

Texte écrit par Blandine Poitel

 

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Par Stairway - Publié dans : Convictions
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 15:52

Voici un texte que j'aimerai partager avec vous. Il n'est pas de moi, mais d'un homme sage-femme de Belgique, Jean-Claude Verduyckt.

 

Pourquoi ce texte ? Parceque je le trouve magnifique et poignant de justesse et de réalisme. J'espère qu'il trouvera quelques mémoires et qu'il fera réfléchir autant que j'y ai réfléchi.

 

Je vous laisse juges.

 

bébé maison

 

Ces femmes là prennent le risque de...
 
 
...ne pas être déclenchée artificiellement (chimiquement ou
mécaniquement), ni celui de ne pas être anesthésiées … de ne pas être
conforme à la norme, et de ne pas connaître l'iatrogénie de tout acte
technique.
 
 
Elles prennent le risque de ne pas être "visitées" dans leur
intimité par les doigts d'un(e) inconnu(e). Elles prennent le risque de
ne pas être perfusée, et donc de ne pas être reliées par leur veine à
la matrice hospitalière. De ne pas être interdites d'alimentation et de
boissons énergétiques. Elles prennent le risque de ne pas avoir
l'entrejambes rasé, ni le rectum vidé par un produit irritant, et de ne
pas être stérile comme l'exige toute opération chirurgicale. Elles
prennent le risque de n'être infectées que par les germes que son
organisme connaît, et honte sur elles, car elles ne contribueront pas à
la dissémination des germes résistants aux antibiotiques.
 
 
Elle prennent le risque de pouvoir bouger comme elle le souhaite
et de prendre la position que leur corps et leur psychisme leur
proposent ou leur imposent. Elles ne seront impudiquement ouvertes
qu'aux seuls regards de leur compagnon et de leurs éventuels enfants.
Elles obligeront ainsi leur sage-femme à s'agenouiller par terre ; cet
inconfort et le sentiment d'infériorité qu'il ou elle ressentira risque
de la rendre moins compétent(e). Elles prennent le risque de ne pas
bénéficier de la porte qui s'ouvre subitement pour aérer la pièce.
Elles prennent le risque de ne pas être assistée par tout le village,
et de devoir se passer des conseils et des encouragements de personnes
qu'elles n'ont jamais vues auparavant. Elles prennent aussi le risque
de devoir, bestialement, uriner comme elles le font habituellement, et
donc de ne pas être sondée par une main experte. Elles prennent le
risque de pouvoir toucher elle-même leur sexe avec leur mains sales, et
de devoir masser elles-mêmes leurs chairs à la place de mains gantées.
 
 
Elles prennent le risque de pouvoir prendre leur temps, de ne pas
entendre quelqu'un leur intimer l'ordre de pousser comme cela est
décrit dans tous les bons manuels. Elles prennent le risque de ne
sentir que par elle-même le moment opportun et l'unique manière de se
joindre aux efforts réflexes de son corps et de celui de son bébé pour
naître. Elles prennent le risque de ne pas se conformer à l'ordre
établi, et de n'être qu'en phase avec la singularité de leur histoire
et de leur être.
 
 
Elles prennent le risque de ne pas bénéficier d'une épisiotomie,
de ne pas porter la marque indélébile d'un professionnel, d'avoir un
périnée intact et de ne pas pouvoir utiliser les glaçons et autres
bouées, de ne pas se plaindre d'avoir encore mal plusieurs semaines
après l'accouchement, et de ne pas souffrir de dyspareunie durant
l'année qui suit.
 
 
Et comble de l'horreur, elles prennent le risque de porter à vie
la responsabilité d'un bébé qui n'aura pas bénéficier de piqûre dans la
fesse, de liquide brûlant dans les yeux, de prise de sang dans le talon
ou dans la main, d'un tuyau dans les bronches, d'un thermomètre dans
l'anus, …
 
 
Elles prennent le risque de devoir rester avec leur bébé
continuellement contre elle, de ne pas être réveillée si elle devait
s'endormir dans les heures qui suivent l'accouchement.
 
 
Elles prennent le risque de voir devant elle le sourire leur
compagnon, d'être intimement touchée par cet homme qu'elles connaissent
trop bien. Et eux, ces hommes, prennent le risque de servir à quelque
chose, de ne pas pouvoir démissionner, de ne pas pouvoir se soumettre à
une autorité, de pouvoir quitter la pièce sans devoir s'excuser, de
pouvoir se coucher près de leur femme, de devoir s'endormir dans son
lit près d'elle et de son bébé comme il doit le faire depuis tant de
temps.
 
 
Ces femmes-là, en effet, prennent le risque de s'estimer et de ne
pas pouvoir aduler et remercier le ou la spécialiste qui aurait
accouché à sa place. Mais heureusement, cette barbarie n'arrive qu'à
une demi femme sur cent ! Ou, autrement dit, pourquoi faut-il toujours
lier la notion de risque à l'accouchement à domicile ? sans jamais
préciser combien de risques sont évités par rapport à ceux créés par
l'environnement hospitalier !"

 

 

Par Stairway - Publié dans : Convictions
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 23:49

Je vous entends déjà : Pourquoi "journal de cuivrette" comme titre de ce blog ?

La réponse est simple. Je suis une cuivrette.

 

Une ? Pardon ?

Vous ne comprenez rien, avouez..

Normal, ce terme désigne les nullipares/multipares d'un certain forum -docti pour ne pas le nommer- qui portent un DIU cuivre.

 

Je crois que ça ne vous parle toujours pas.

 

Pour être plus explicite :

nullipare : femme sans enfant

multipare : femme qui a déjà eu un enfant

DIU : Dispositif Intra Utérin (anciennement mal-nommé stérilet)

cuivrette : terme rappelant le cuivre qui recouvre le DIU sus-nommé.

 

Pour rappel, un DIU (jamais vous ne me verrez parler de stérilet. JAMAIS !) c'est ça : 

UT 380 

Un petit T en plastique, recouvert de cuivre sur sa tige qui est inseré dans l'utérus. C'est le cuivre qui est contraceptif. Il agit en détruisant après un rapport non-protégé les spermatozoides qui passent.

 

Un DIU n'est pas anti-nidatoire. Comprenez par là qu'il n'empêche pas un ovule fécondé de s'implanter dans la muqueuse utérine. Ce n'est pas possible puisque l'ovule n'est pas fécondé.

Un DIU ne doit pas être nommé stérilet car il ne rend pas stérile. Nos mères vous diront que c'est dangereux. C'est faux. A l'époque, les frottis étaient moins nombreux, les femmes s'inquiétaient moins des premiers signes d'une infection. En général, l'asepsie était moins bonne et les règles d'hygiène étaient moins sévères. Tout était presque fait pour que les femmes qui avaient connu les "stérilets" développent une infection et tombent malade, voire même soient stériles par la suite.

 

Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.

Et une jeune femme sérieuse, sans enfant, dans un couple stable, qui va faire des examens en temps et en heure DOIT se faire poser un DIU si c'est la contraception de son choix.

Si votre gynécologue refuse, donnez lui ce dossier et dites lui de remettre ses connaissances à jour.

 

Je ferai une page spéciale pour chaque contraception dans les jours à venir.

Pour l'heure, portez-vous bien.

 

Stairway

 

PS : Le dossier sera dans la page consacrée au DIU.

Par Stairway - Publié dans : I, Ich, Moi
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 01:01

 

Qui suis-je ...

 

Stairway ici ou là, Noix de coco ailleurs...

Jeune femme de 20 ans, lancée dans le monde des blogs. Pourquoi ? Pour partager mes connaissances, mes envies, mes idées.

Discuter de sujets qui me tiennent à coeur.

 

Où je vis ? Dans mon monde, dans la campagne, dans un village perdu de France. Le genre d'endroit où l'on trouve plus d'animaux (comprenez vaches et poules) que d'habitants.

 

Ce que je fais ? Je travaille comme auxiliaire de vie... enfin, quand on a besoin de moi. Du coup, je suis, comme beaucoup, chômeuse. A la recherche d'un travail. Je fais partie de ces jeunes qui, sortis de la scolarité sans diplôme, (un Bac L ne mène à rien malheureusement) entrent dans la vie active et se doivent de trouver du travail.

 

Mais crise oblige, circonstances difficiles, je cherche et ne trouve rien. Je passe donc ma vie actuelle sur mon PC, à m'ennuyer comme une rate morte et sur les forums.

 

Les forums... Sujet qui risque de souvent revenir puisque c'est là que je m'instruis tous les jours. C'est un lieu d'échange et d'instuction génial.

 

Pour l'heure, je vous laisse. le prochain article traitera du nom de ce blog.

 

Bien à vous,

Stairway

Par Stairway - Publié dans : I, Ich, Moi
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